Témoignages de Fabiola

 Tu me feras connaître les sentiers de la vie

(Actes 2, 28)

Il est venu libérer les captifs

Depuis mon enfance, j’ai souffert de troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Ma phobie était de perdre quelqu’un de cher, de voir mourir quelqu’un que j’aimais. Et comme si je pouvais changer le cours des choses, je m’étais institué quelques rituels: je me lavais les mains d’une certaines manière, je vérifiais sans cesse si l’eau, le gaz étaient bien fermés et l’électricité éteinte. Lorsque je me déshabillais, il me fallait ranger mes vêtements d’une certaine façon…

Puis un jour, ma mère a eu un cancer. Tout s’écroulait autour de moi et ces petits rituels ont pris alors une place énorme dans ma vie. Je passais plusieurs heures à faire le moindre mouvement. Je me lavais tant les mains qu’elles en étaient toutes brûlées. Avant de me coucher, je passais des heures à me déshabiller et à me rhabiller, répétant sans cesse des gestes que je ne trouvais pas assez parfaits. Parfois, à cinq heures du matin, je ne dormais toujours pas. Je ne dormais presque plus, ne mangeais presque plus. Je n’osais même plus bouger, car le moindre de mes gestes était répété deux fois, dix fois, cent fois, mille fois ou plus. Sans exagérer, je pouvais mettre cinq ou six heures rien que pour me lever d’une chaise ou faire un pas.

Je priais beaucoup, mais tout ce que je demandais à Dieu était sans cesse répété, tout devais être parfaitement dit. Je comptais tout, même ma respiration était contrôlée. J’en avais la tête qui tournait, l’angoisse étreignait mon ventre. Je n’en pouvais plus. Si on essayait de me raisonner, de m’aider, je pouvais pleurer et hurler afin de pouvoir finir ce que j avais commencé. Il fallait absolument que je fasse tout à la perfection.

J’ai tout essayé pour m’en sortir. Le psychiatre m’a donné une bonne nouvelle: Je n’étais pas folle puisque je me rendais très bien compte de l’absurdité de la chose. Je savais très bien que je ne changerais rien à la vie des autres en évitant de marcher sur les jointures d’un carrelage… Mais il me donna aussi une mauvaise nouvelle: je n’en guérirais jamais. On pouvait atténuer le mal, mais les angoisses seraient toujours là et les rituels pour les calmer aussi. J’ai dû me résigner à accepter cela.

Nous nous sommes rendus un jour en vacances avec mon mari, chez un de mes oncles en Angleterre. Lors de mon séjour chez lui, j’ai lu une petite carte que ma cousine avait épinglée au dessus du lit  quand elle était enfant et qui disait: « Dieu, donne-moi la sérénité pour accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer celles qui peuvent l’être et la sagesse pour reconnaître la différence ». Cela m’avait fait du bien de lire ça, je me reconnaissais dans ces paroles, je voulais empêcher l’inévitable, et il fallait juste que je l’accepte. J’en ai fait part à mon oncle, qui était croyant, et il m’a dit que certainement Dieu m’avait parlé à travers cette carte et que je pouvais m’adresser à Lui pour tous mes problèmes ! Bon, je voulais bien croire que Dieu s’était adressé à moi à travers cette carte, tant ces mots avaient touché mon cœur, mais de là à tenir une conversation avec Dieu, cela faisait beaucoup !

De retour à Moyeuvre, j’ai pourtant suivi le conseil de mon oncle, et j’ai demandé à Dieu de me faire rencontrer quelqu’un qui saurait me parler de Lui. Les jours qui ont suivi, j’ai rencontré une dame, qui, disait-elle, « sentait qu’il y avait quelque chose qui me faisait peur » et m’a demandé de lui en parler. Si quelqu’un pouvait m’aider, ne serait-ce qu’un peu… Je lui ai raconté toutes mes angoisses, même si elle devait me prendre pour une folle. Et cette fameuse dame s’est mise à me parler de Dieu ! Elle m’a dit que Dieu parlait et m’a conseillé un petit livre de méditations quotidiennes. J’ai acheté ce livre et chaque jour j’en lisais une page. Un soir, alors que je m’apprêtais à me coucher, j’ai fait cette prière: « Seigneur, je n’en peux plus de faire toutes ces choses. Si tu me dis de tout arrêter, eh bien j’arrêterai tout, mais il faut que ce soit Toi qui me le dises. » Je me suis mise au lit et j’ai pris ce petit livre que j’ai ouvert à la date du jour. À ma grande stupeur il y avait d’écrit:  » Arrête tout ce que tu fais, ce n’est pas moi qui te le demande, tu peux tout arrêter. » Lorsque j’ai lu ça, je me suis mise à pleurer. Mon mari a voulu savoir ce qui se passait et je le lui ai expliqué. Il a lu la réponse dans le livre et m’a dit: « Bon, tu as compris maintenant. Même Dieu te le dit ! » Oui, j’avais compris. Mais je n’y suis pas arrivée. J’avais des périodes où j’arrivais à me contrôler un peu plus mais l’angoisse était toujours présente.

Comme j’étais dans une période plus calme au niveau des TOC, j’ai décidé de reprendre un emploi de secrétaire. Au début, tout se passait très bien, mais après quelque temps, les choses tournèrent plutôt mal avec mon patron. Un matin, je m’étais réveillée tôt et j’avais très peur d’aller travailler. Je me suis mise à prier: « Seigneur, je ne veux plus aller travailler, fais quelque chose. J’ai peur. » J’ai pris le livre à la date du jour: « Va travailler ! Va faire ce travail comme si tu le faisais pour moi. N’aie pas peur. » Je suis donc partie travailler. Mais plus le temps passait, plus c’était difficile. J’ai fait une dépression, j’ai été hospitalisée. J’ai décidé de quitter mon emploi.

Lorsque je suis sortie de l’hôpital, j’ai dit: « Seigneur, j’ai vu que tu existes et que tu me parles, mais ce livre ne me suffit plus. Envoie-moi quelqu’un qui me parlera de Toi comme mon oncle. »

Le lendemain, j’étais chez ma mère lorsqu’on frappa à la porte. J’ai devancé ma mère pour aller ouvrir, parce que je savais à l’intérieur de moi que c’était pour moi. J’ai ouvert.

« Bonjour, on vient vous parler de Dieu.
– Attendez, vous êtes qui ? Des témoins de Jéhovah ?
– Non. Nous sommes chrétiens.
– Chrétiens comment, catholiques ?
– Non, chrétiens, c’est tout.
– Bien, alors parlez. »

Et là, sur le pas de la porte, elles m’ont parlé de leur foi en Dieu. Je posais des questions et j’écoutais leurs réponses, mais je ne leur ai rien raconté de ce que je vivais au fond. J’ai quitté ces personnes en les invitant à passer chez moi le vendredi qui suivait. Vendredi arriva. Mon mari avait pris congé ce jour-là et ma sœur était chez moi. J’étais donc plutôt gênée de les recevoir ce jour là. J’ai demandé à Dieu de ne pas les faire venir, et elles ne sont pas venues. Le mardi suivant, j’étais seule à la maison. Je me sentais à peu près bien. Je pensais à ces personnes et j’ai donc dit à Dieu: « Si tu veux les faire venir aujourd’hui, Seigneur, et bien fais-les venir. »

Dans la minute qui suivait, on sonnait à la porte… On a discuté pendant deux heures. Je posais toujours beaucoup de questions. Elles ont prié pour moi avant de partir et m’ont invitée à venir à des réunions. J’ai accepté, mais je n’ai pas dit quand je viendrais. Curieusement, après qu’elles eurent prié pour moi, je me sentais très bien, très légère et tranquille. Ces gens vivaient une relation avec Dieu semblable à la mienne et j’ai donc bien vu que c’était Dieu qui les avait envoyées. J’ai parlé de cela à mon mari et deux semaines plus tard, j’ai pris mon courage à deux mains, car j’avais peur d’aller à cette réunion. J’ai pris aussi mon mari et nous y sommes allés ensemble. En sortant, j’ai annoncé à mon mari que j’y retournerais. Au cours de la réunion suivante, quelqu’un a eu une vision
(« Voici ce qui arrivera dans les derniers jours, dit Dieu: je répandrai de mon Esprit sur tout être humain, vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des rêves. » La Bible, livre des actes des apôtres, chapitre 2 verset 17). C’est une autre façon qu’à Dieu de nous parler. Cette vision correspondait à quelque chose de très précis qui me concernait. On a demandé si quelqu’un se sentait concerné par cette vision. J’ai levé la main et on m’a expliqué que je devais faire une démarche publique vis-à-vis de Dieu: DONNER MA VIE À JÉSUS !

J’ai voulu savoir ce que c’était que de donner sa vie à Jésus. On m’a expliqué que c’était Lui donner l’autorisation d’agir dans ma vie, de m’adresser à Lui pour tous mes besoins, qu’Il était le bon berger avec qui je pouvais avoir une relation vivante. C’était déjà ce que je faisais. Si ce n’étais que cela, alors oui, je désirais donner ma vie à Jésus ! On m’a dit de prier à haute voix et, comme je ne l’avais jamais fait, on s’est proposé de m’aider. Je n’avais qu’à répéter si j’étais d’accord: 
« Seigneur Jésus, je te demande pardon pour mes péchés, viens dans ma vie Seigneur et fais de moi la personne que tu veux que je sois. Que toute ta volonté s’accomplisse dans ma vie ! » J’étais d’Accord avec tout cela et je répétais donc au fur et à mesure. Et plus je parlais, plus je me sentais une bouteille vide qui se remplissait enfin de paix. Je n’avais jamais ressenti une telle paix auparavant. Les chrétiens continuaient à prier pour moi. Dieu leur donnait des visions, des indications et des révélations sur les choses que je vivais et que je n’avais dites à personne. Ils pouvaient ainsi prier pour des choses très précises.

Je me sentais extraordinairement bien ce soir-là. Je craignais cependant que le lendemain soit de nouveau fait d’angoisses et de rituels. Je suis allée me coucher et lorsque je me suis réveillée le lendemain matin, j’étais toujours aussi bien. Je ne pensais qu’à chanter et à louer Dieu pour ce merveilleux cadeau et l’amour qu’Il m’avait témoigné. Depuis, je suis complètement GUÉRIE. Vous pensez bien que je continue aussi souvent que Dieu me le permet d’aller le louer aux réunions ! J’ai trouvé un véritable ami, Jésus, et je ne vais sûrement pas le laisser tomber ! Peu importe ce que l’on croit autour de moi, je suis guérie et je suis libre et heureuse maintenant. Quoi qu’il arrive, je prie pour ceux que j’aime et je sais qu’ils seront sauvés eux aussi et que je les reverrai. La vie ne s’arrête pas ici, elle continue. Le tout est de savoir avec qui on va passer l’éternité :  avec Dieu dans la paix et la joie ou sans Lui dans des tourments sans fin.

Fabiola, Moyeuvre-grande

8 réponses sur “Témoignages de Fabiola”

  1. J’avais peur de conduire jusqu’à ce que j’écoute la prière de protection de Fabiola, j’ai eu du coup envie de repasser mon permis,je suis en train de faire des démarches pour m’inscrire à l’auto école. Merci Fabiola. Prier pour moi car j’ai encore d’autres choses qui ne vont pas

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