Ô ta foi est grande !

Jésus dit: Ô femme ta foi est grande, qu’il soit fait comme tu désires et à cette même heure sa fille fut guérie Matthieu 15/28.

Cette femme cananéenne s’est approchée de Jésus à plusieurs reprises et Jésus l’a renvoyé, jusqu’au moment où cette femme lui dit : les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître.

Cette histoire racontée par Matthieu relate l’insistance, la conviction, la persévérance d’ une femme pour la libération de sa fille. Il est vrai que Jésus n’était pas venu pour les Romains, les Grecs et tous les peuples de la terre mais pour le peuple d’Israël.

Non pas qu’il ne voulait les sauver, mais la volonté de son père était qu’il vienne en Israël pour parler au peuple d’Israël selon les promesses qu’ils avaient reçues il y a très longtemps par les prophètes. Depuis la Genèse jusqu’à Jean-Baptiste, ils ont prophétisé que le Messie viendrait pour délivrer.

Cette femme est une étrangère dans le sens biblique, comme Paul le décrit si bien dans Ephésiens 2 verset 19 :

Étrangers, gens du dehors, sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances, sans espérance, sans Dieu, étranger à la vie de Dieu, dans l’ignorance. Voilà comment Paul qualifie les non- juifs, il n’y a aucun mépris en ceci. Jésus n’a pas méprisé cette femme. Il l’a éprouvé. En Canaan on adorait des idoles, on ne priait pas le seul Dieu vivant. Cette femme ne se considérait pas comme une fille d’Israël mais comme un petit chien, une étrangère qui pouvait recevoir une bénédiction rien qu’en côtoyant ce peuple élu. Elle regardait les merveilles que l’envoyé de Dieu accomplissait en Israël. Mais Jésus est passé par cet endroit, il n’était pas en Israël, il était à l’extrémité nord d’Israël. De même, Ruth, une Moabite, voulait également être bénie par le Dieu d’Israël, de même, le centenier qui a prié Jésus pour que son serviteur guérisse de la paralysie, de même, ce lépreux, un samaritain, qui a été guéri et cette pauvre veuve de Sarepta qui a bénéficié de l’aide du Dieu d’Israël 1 Rois 17 verset 10.

Il y a aussi Naaman, le chef d’une armée étrangère. Il fut guéri de la lèpre par un prophète en Israël 2 Rois chapitre 5. Tous ces étrangers furent bénis par le Dieu Vivant. Nous voyons là, la largesse du cœur de Dieu.

Dieu a envoyé le Sauveur Jésus-Christ pour réconcilier les gens du dehors, pour les amener dedans, dans son royaume, dans son peuple. Cette femme était donc une étrangère aux alliances de Dieu mais elle a pleinement reçu ce qu’elle a demandé pour la guérison de sa fille. C’était comme une miette de pain en comparaison du pain entier qui était sur la table des enfants d’Israël.

Ce qui est extraordinaire c’est que cette libération d’un démon est comme une miette de pain, nous voyons dans ce miracle la mesure de Dieu, la bonne volonté de Dieu de répondre même à ce qui n’a pas été prévu !

Dieu répond aux demandes des enfants de ce siècle, pas seulement à ses enfants. Il est bien dit : Qu’il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Il y a certainement beaucoup d’incroyants qui prient à un moment donné de leur vie et qui voient l’œuvre de Dieu s’accomplir, sans être un disciple de Christ.

Nous voyons dans cette histoire se manifester la foi d’une femme sans Dieu. Jésus dit ta foi est grande, et à Israël, il n’a jamais dit ta foi est grande parce qu’ils étaient à table avec toutes les promesses et qu’ils ne se servaient pas selon les richesses de Dieu.

Les étrangers se sont servis sous la table, ils ont reçu des merveilles. Si des merveilles sont sous la table, comment comparer ce qu’il y a sur la table ! Et ceci est pour nous, les croyants, les disciples, les adorateurs de Dieu. Servons-nous avec abondance dans la foi en son amour, en sa grâce infinie, en son pardon.

Il m’est arrivé un jour de ne pas pouvoir saisir la guérison, pourquoi ?

Parce que je me considérais comme indigne de recevoir une manifestation de la puissance de Dieu pour moi, jusqu’au moment où j’ai vraiment cru que Dieu m’aimait et qu’il voulait me donner sans mesure par sa grâce. J’ai alors reçu immédiatement la guérison.

Que cela soit une exhortation à recevoir abondamment. Notre Sauveur est riche en amour.

Que cela soit aussi une exhortation à prier pour la guérison des incroyants (dehors, dans la rue, sur les places, partout où il y a un besoin !)

Nous avons sur notre table le pain entier !

Jean IRION Avançons dans la foi

 

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