Jésus m’a sauvée du cancer et m’a donnée 2 enfants !

Dans le sud de l’Île de la RÉUNION, (presque) tout est ensoleillé, mais vint une saison…

Il y a quelques années, en 2012, alors que mon époux et moi habitions dans le sud de l’île, est né notre premier fils : Joachim. À cette époque, j’étais encore étudiante en Master d’Anthropologie Religieuse à Saint-Denis, mon mari et moi n’étions réunis que le week-end et les vacances, bien que nous fûmes déjà mariés. Je savais pertinemment que ce n’était pas ma voie, mais je refusais d’écouter cette petite voix, ce merveilleux ami, qui me disait : « tu dois faire des études de Lettres : tu vas être professeure de français… » je lui répondais d’ailleurs du tac au tac : « Je n’ai aucune autorité, aucune discipline, et je n’aime pas les jeunes : je ne veux rien d’autre qu’enseigner à l’Université, je ne me vois pas ailleurs ».

Je ne me voyais pas vraiment « quelque part » d’ailleurs…

C’est alors que je tombai enceinte. Notre rêve se réalise enfin : après deux ans de mariage, nous allons, Cédric et moi être parents ! (Je te fais une avance rapide sur la grossesse en accéléré, ce sera pour un autre article).

Au bout du huitième mois, je me retrouve alors avec des légères douleurs dans le côté droit, rien de grave me disent les médecins. Puis vint le temps de l’accouchement. Douloureux, long, fastidieux, mais Joachim naquit. Les mois passèrent, et bien sûr, tu t’en doutes bien, j’allaite, je me lève la nuit, je suis une maman maternante (même trop à des égards ?). Je perds donc du poids, n’ai plus très faim, et ma famille, mes amis, mon époux, ma sœur de cœur Lory, tous me voient maigrir, à vue d’œil… je me sentais si fatiguée, sans trop savoir pourquoi, je sentais en moi que ce n’était pas normal, malgré le ton rassurant de notre médecin. Je perdais ma joie, ma vigueur, impossible de se concentrer…

« Tu as un cancer, mais tout ira bien par la suite. Je serai là… Oui, tu vivras… » 

Un matin, Cédric mon époux étant parti travailler, Joachim alors âgé de quelques mois, et moi étions seuls. Je faisais mon lit pendant qu’il dormait encore. Soudain je sentis une douce, apaisante présence, je ne savais pas que c’était le Saint-Esprit. Il était là, dans notre chambre, et fit monter ces paroles dans mon cœur, je me sentais apaisée, tranquille mais ce que j’entendis m’interloqua : « Tu as un cancer, mais tout ira bien par la suite. Je serai là… Oui, tu vivras… »

À l’annonce de ces paroles, j’étais sonnée, je me demandais si cela venait de moi, je refusais d’y croire, et me dis que cela devait certainement provenir d’un manque de sommeil. Je vais être honnête :  j’ai tout fait pour repousser ce que je venais d’entendre. Les mois passèrent et je devenais de plus en plus maigre. Je perdais l’appétit, et mon regard devenait vide… Je voyais la vie partir de moi petit à petit, sans comprendre ce que j’avais. Mes proches m’en voulaient et pensaient que je ne prenais pas assez soin de moi, trop préoccupée par mon rôle de maman. En même temps, j’allaitais toujours mon fils d’un an. De plus en plus fatiguée, vinrent s’ajouter des difficultés à respirer, des fièvres, surtout le soir… Puis, ce fut le tour des douleurs dans le thorax, puis sous la côte du côté droit. J’entendais des bruits d’eau dans mon côté quand je me couchais ! Je souffrais et avais un sentiment d’injustice, je ne pouvais plus faire autant d’activités qu’avant. Après plusieurs avis médicaux, on me fit passer une échographie qui révéla un problème, un côté droit tuméfié. Le scanner quant à lui révéla de l’eau dans les poumons. Puis les médecins virent des métastases. Malgré cela, je continuais à croire en Jésus, à manifester de la joie à m’appuyer sur Lui dans ces épreuves, à le chercher, le supplier et je savais que mon Dieu veillait sur moi…

« Je veux vivre, arrêtez de pleurer comme si j’allais mourir ! » 

Vint ensuite le temps du diagnostic. Cédric et moi allions à tous les rendez-vous médicaux ensemble, je gardais cette joie, cette paix. Les fatigues devenaient plus intenses et je devais rester couchée. Ma belle-mère ne pouvait se contenir et pleurait sur le bord de mon lit (ce fut horrible de voir ça, j’avais envie de les secouer et de leur dire : « ne m’enterrez pas s’il vous plait, je veux vivre ! N’agissez pas comme si j’allais mourir ! » La ponction lombaire m’aida à respirer, et un chirurgien m’ôta une métastase sus- claviculaire droite (pendant qu’ensemble on faisait la causette sur la manière dont il mangerait son steak le midi). Le cancer s’était propagé dans les deux poumons, le cou et j’avais une métastase au cerveau !

Malgré cela je proclamais toujours « Jésus, mon secours est en toi! Tu ne m’abandonneras pas ! » Je m’accrochais à Jésus et de Lui je tirais une force, une paix, mais je sentais qu’il y avait plus, que j’allais vivre, qu’Il aurait une solution. Je priais pour ma guérison, mais peu de personnes à part mon mari, ma belle-famille, Lory mon amie et sœur de cœur le savaient… Je ne voulais en parler qu’à ceux qui auraient la foi que je serai guérie, et me suis coupée de tout le reste… Mes amis d’église priaient pour moi, je leur serai toujours reconnaissante.

Ce cancer est génétique mais il fait partie des cancers qui peuvent être traités avec une thérapie ciblée (seulement 5 % des cancers à l’époque). Ma deuxième prière était exaucée : pas de chimiothérapie, j’allais garder mes beaux cheveux !

Au fur et à mesure que les mois passaient, le traitement faisait effet. Pendant ce temps, j’invoquais le Seigneur pour un miracle, me croyant incrédule et me condamnant car je devais prendre des médicaments. Les mois passaient, je continuais à me condamner au lieu de remercier Dieu car j’étais en vie et que les scanners ne montraient que des séquelles, mon corps répondait extrêmement bien au traitement … Dans mes tête-à-tête avec Jésus, je Le découvrais encore un peu plus et continuais à Lui dire: « guéris-moi, je veux vivre sans traitements… » Le Saint-Esprit me consolait à chaque scanner, tous les 3 mois pendant plus de huit ans se sont enchaînés: piqûres, scanners, IRM… Mais je voulais quelque chose et à cela les médecins me disaient:

« Vous ne pouvez plus avoir d’enfant, cela vous mettrait en danger, vous et le bébé, de toute manière ce genre de traitement rend infécond, il y a peu de chances de pouvoir procréer »…  « Vraiment ? Je vous ai dit que je croyais aux miracles ? » … répondais-je.

En, décembre 2018, tout juste un an et demi après ma titularisation par l’Éducation Nationale, une rechute eut lieu : mon cerveau faisait face à une éclosion de métastases dont le plus gros faisait 21 mm ! Face à cela, j’ai encore été en prière et d’autres amis d’église se sont joint à moi (hé, merci !) : Les résultats étaient incroyables, avant de démarrer le nouveau traitement, c’était la prière qui avait répondu ! En effet, quelques métastases avaient fondu ! Merci Jésus ! Le traitement démarra en janvier 2019. Pendant des mois, alors que je priais une conviction forte venait : « je peux porter un bébé et nous pouvons être en vie tous les deux, oui, j’en suis convaincue, quoique disent les médecins. Oui je peux être enceinte, je serai enceinte ! Je « voyais » des versets et les méditais et je les « voyais » (en esprit) s’accomplir. Puis je suis passée à d’autres choses, j’ai oublié, je pensais à servir Dieu, m’occuper de ma famille, voyager, profiter de la vie malgré les examens tous les trois mois, toujours avec cette foi en Christ, en me sentant forte en Lui…

Mais Dieu n’avait pas oublié…

« Vous êtes enceinte, c’est bien ce que montre la prise de sang ». Le médecin qui me suit au service des « maladies respiratoires » était surpris et m’a proposée, – comme le préconise le protocole au vu des risques encourus – d’avorter. Mais il connaissait déjà ma réponse et était prêt à me soutenir. Depuis qu’il me suit, une relation de confiance s’est établie entre nous et il respecte ma foi. Il savait que j’étais contre l’avortement, à quel point je place ma foi en Christ tout en étant heureuse et reconnaissante de ce que la médecine pouvait faire. Ensemble, nous allions donc croire que tout ira bien. Ma foi à moi serait basée sur la Parole, la Sienne, sur les faits. Mon mari était soucieux car je refusais de m’arrêter de travailler les 4 premiers mois. Je savais que tout irait bien. En juillet 2021, est née une belle Néhémie Victoire, malgré d’autres tumultes vécus durant ma grossesse. Notre fille s’appelle Victoire car Christ a mis les dominations, les autorités, la maladie, le cancer sous Ses pieds et sous les nôtres !

Un autre miracle : 14 jours après sa conception, alors qu’elle était dans mon ventre j’ai été faire une IRM et un scanner sans aucune précaution puisque je ne savais pas à l’époque que j’étais enceinte : Et notre fille a survécu !

Alors que tout indiquait une fin rapide, tragique, que même certains parmi ceux qui me voyaient n’y croyaient plus : des années après, je suis encore en vie, et toute la gloire revient à Jésus. Alors que les médecins pensaient que nous n’aurions plus d’enfants, que tout le démontrait : Notre fille est pourtant bel et bien vivante, sans aucune séquelle malgré le traitement anticancéreux (et très toxique) que j’ai pris sans interruption. J’ai placé ma foi en Christ et j’ai aussi vu les bénéfices de la médecine, rencontré des médecins, personnels formidables et je ne nierai pas leur travail : il n’y a pas de hasard, je sais que Christ est au contrôle. Malgré cela je continue à m’imposer les mains à moi, à ma famille, à proposer la prière à ceux qui me parlent de leurs souffrances et vois des guérisons dans d’autres domaines. J’aurais voulu la guérison divine de suite et cela n’est pas exclu, je continue à y croire, et je vis dans le repos de ce que Christ a fait à La Croix. Je crois au « maintenant », même si on ne peut pas tout expliquer, si nous n’avons pas   toutes les réponses, je crois.

Je termine ce témoignage en remerciant mon mari Cédric, et tous ceux qui nous ont soutenus durant ces années, le meilleur et les bénédictions sont devant ! Oui, Dieu fera encore des miracles, et dans ta vie aussi, car tu es précieux(se) et qu’Il prend soin de toi ! …. J’espère vraiment que mon témoignage pourra encourager beaucoup d’âmes, faire du bien à des cœurs et surtout les rapprocher de Jésus, celui qui est La Viecelui qui guérit…

Béatrice de Saint DENIS, Île de la RÉUNION

 

 

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